Pour Nandrin a donc déposé son recours au Conseil d’État. Ne se contentant pas de la décision prise par le Collège provincial qui n’a pas retenu ses arguments et a validé le résultat des élections. Un dossier de 19 pages «à peu près le même que notre second mémoire en réplique devant le Collège provincial», explique Marc Evrard, un des trois élus ‘Pour Nandrin’. «Le Collège provincial reconnaît les irrégularités mais il nous a reproché de ne pas avoir fait acter tout cela par procès-verbal, dans les bureaux de dépouillement ou de vote.» Ces remarques, ‘Pour Nandrin’les qualifie d’ «un peu désobligeantes». Et Marc Evrard d’expliquer : «qui devait valider ces irrégularités, les témoins des partis ou les présidents des bureaux? Peut-on reprocher aux pompiers un incendie qu’ils ont éteint?»Et quand bien même ces irrégularités n’ont pas été constatées, cela n’empêche qu’elles ont existé. «Ce qui est important, c’est qu’elles ont eu un impact sur le résultat du scrutin qui nous était défavorable, sur la répartition des sièges et, voire, sur la majorité.»

La décision du Conseil d’État, les membres de Pour Nandrin l’attendent avec impatience. Une décision qui sera plus juridique que politique, estiment-ils. «Plus objective aussi.» Le Conseil d’État a 60 jours pour se prononcer. Donc, avant le 27 janvier, «on saura si on revote ou pas. Si on gagne le recours, Nandrin aura 50 jours pour organiser de nouvelles élections.» Mais on n’en est pas encore là. Et «si on ne remporte pas ce recours, ce sera ‘point à la ligne’.»

Depuis le début de la campagne électorale, le climat politique à Nandrin est tendu. L’annonce des résultats, tout comme d’ailleurs celui de ce recours d’abord au Collège provincial puis au Conseil d’État, n’a pas calmé les choses. Climat tendu et même un peu «haineux». «Un des candidats d’Expressions communes a déposé un mémoire… La façon dont il nous traite dedans est scandaleuse. Il est temps qu’à Nandrin, chacun retrouve son calme et le sens de la raison.» Les deux recours n’ont-ils pas mis de l’huile sur le feu? «Non, il n’y a pas acharnement. Introduire une réclamation, faire appel d’une décision, c’est démocratique. Ce n’est pas de l’acharnement que de vouloir rectifier ce qu’on estime être des irrégularités.»

Lundi, les élus nandrinois prêteront serment. «Et on commencera à travailler.» Non pas à faire de l’opposition bête et méchante mais bien un travail constructif. « On va aussi structurer notre ASBL et activer l’ASBL ‘Nandrin festif’qui sera parallèle à l’association politique. Elle visera à mettre en place nos projets culturels notamment. On va faire fonctionner ‘Pour Nandrin’comme UPN et Nandrin 2000 par le passé.» Deux groupements dont Marc Evrard faisait d’ailleurs partie.

 

  • Source: lavenir
  • Catherine Duchateau